Penser à 1000 à l’heure et avancer à 20 à l’heure (Haut Potentiel)

Il m’arrive régulièrement de discuter avec des personnes au profil “haut-potentiel” entrepreneurs ou porteurs de projets. Elles sont souvent frustrées par leur rythme, souhaitent aller plus vite et être plus productives.

Chez les enfants, ça se manifeste souvent pas un stress scolaire. L’enfant, au CP ou au CE1 se trouve très lent à écrire, à poser ses opérations et se met à stresser, se met une pression. Pourquoi ? Parce que dans son cerveau, il a déjà fait l’opération. Il a déjà compris. Il a déjà son texte. Mais il y a une différence de rythme de raisonnement et de rythme psychomoteur. Ce décalage peut entraîner un mal-être, une frustration ou un sentiment d’échec.

Comment ça se passe, quelques années plus tard ? Ça peut par exemple donner des adultes qui ont 1000 idées mais qui ont beaucoup de mal à en concrétiser une ou deux comme il faut. Ou au contraire qui se sentent coincés car ils sont conscients de tout ce qu’il y a à faire. Toutes ces choses prennent beaucoup de place mentalement et ils ne savent pas par quoi commencer.

Conséquence : ça coince, ça stagne et ça peut stresser, décourager et donner envie d’abandonner (purée… 20 à l’heure quoi !!) – Tel un hamster qui fait du sur place…

Que faire dans ces cas-là ?

Déjà, parmi les 1000 idées qu’il y a dans la tête, il faut faire le tri. Il y en bien 300 qui sont certes de bonnes idées, mais pas forcément pour soi. Vu que les HP aimeraient changer le monde, il faut être conscient que seul, on ne peut pas changer le monde. Donc, avoir des idées est une (bonne) chose. Mais se focaliser sur toutes les bonnes idées n’est pas nécessaire. Il faut accepter d’en laisser de côté.

Laisser mûrir ou laisser mourir ?

Il faut identifier les idées qu’il faut laisser mûrir – et celles qu’il faut laisser mourir. Et puis regrouper les idées qui visent le même but, ou qui touchent au même environnement. Les idées qui vont se regrouper vont faire naître de meilleurs idées. L’utilisation du mind-mapping peut aider (cartes mentales).

Dans la même idée, je vous invite à écouter un podcast qui parle des différences entre « passions entonnoirs et passions racines ». Identifiez vos idées « entonnoirs » et vos idées « racines ».

L’épreuve du temps

Les idées qui perdurent sont probablement les idées auxquelles s’attacher. L’épreuve du temps vous permettra de voir les idées qui vous concernent vraiment, les idées qui révèlent les environnements qui vous stimulent.

Le rythme

Et enfin, le rythme… la profondeur est plus importante que la vitesse. Prenez conscience que votre cerveau a un rythme qui lui est propre. En tant que HP, vos pensées sont multipliées et vous ne devez pas vous attacher à toutes vos pensées.

Concrètement :

  • Faire des listes permet d’alléger votre charge mentale
  • Faire des cartes mentales permet de structurer vos pensées/idées
  • Ecrire votre plan d’action vous permet d’avoir une ligne directrice
  • Ecrire aussi vos faiblesses, c’est-à-dire, là où vous allez demander de l’aide (sous-traiter ou laisser vos collègues le faire pour vous)
  • Pour les femmes qui ont des cycles menstruels à “dommages collatéraux” sur les pensées, donnez moins de résonance aux pensées durant ces journées “montagnes russes émotionnelles”.
  • Regrouper les pensées/idées/projets afin de voir une ligne directrice apparaître. Parfois ça prend ce chemin-là pour identifier un grand projet. Les premières idées s’effaceront alors pour laisser place à quelque chose de plus grand.
  • Prenez votre rythme de pensées comme un entraînement pour “affûter” vos idées. Le cerveau est un muscle ! Passez petit-à-petit du stade de “trop penser” à “mieux penser”
  • Les premières idées sont parfois simplement “l’image mentale” que votre cerveau a pu conceptualiser à un moment T. Cette image mentale va évoluer et votre cheminement va permettre à votre cerveau de formaliser de grandes idées via d’autres images mentales (= idées !)

Sur ce, à bientôt pour de nouveaux articles/podcasts

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