#30 : Entreprendre : Avoir une bonne idée ne suffit pas !

3ème épisode de cette série consacrée à l’entreprenariat pour les personnes n’ayant aucune expériences dans ce domaine. On démonte les préjugés et on met le doigt sur des points de vigilance à avoir. Dans ce podcast : la différence entre avoir une bonne idée et savoir la vendre ! Pas si évident que ça !!

Durée d’écoute : 4’27 »

Les autres épisodes de la série

#28 : Entreprendre : Etre son propre patron ou être son meilleur employé ? 

#29 : Entreprendre : Etre libre ? Mais quelle liberté ? 

#31 : Entreprendre : Visionnaire ou gestionnaire ?

Version texte

Cette série s’adresse surtout aux personnes qui souhaitent entreprendre pour la première fois, sans aucune expérience d’entreprenariat ou de gestion d’entreprises.

Les deux premiers épisodes de la série étaient consacrés aux motivations. Beaucoup veulent entreprendre car ils ont soif de liberté et d’autonomie. Si ces questions vous parlent ou vous interpellent, je vous invite donc à écouter, ou re-écouter les épisodes 28 et 29.

Développer un produit vs. le vendre

Dans cet article, nous allons voir le cas des personnes qui souhaitent entreprendre car ils ont la conviction d’avoir une bonne de produit ou de prestation de service. Et donc, elles souhaitent faire connaître cette idée, vendre leur produit ou leurs prestations.

Mais développer une idée et créer un produit, c’est vraiment différent de vendre son produit et faire tourner une entreprise. Bien entendu, plus l’entreprise grandit, plus vous pourrez faire appel à d’autres personnes, pour déléguer certaines tâches. Mais avant cette étape, vous serez souvent seul pour tout faire. Lancer une entreprise et la stabiliser demande à avoir une vision d’ensemble et d’être multi-tâche. On exerce plusieurs métiers en même temps. Avoir une bonne idée, même une très bonne idée, ne suffit pas.

Vigilance vs. motivation

Or, créer, innover, répondre à un problème, est probablement LE point de départ qui vous stimule et qui a provoqué cette envie d’entreprendre. Cependant, il faut veiller à ce que cette élan de motivation ne vienne pas occulter les points de vigilance à avoir… à savoir : se former, s’entourer ou déléguer ce qu’on ne sait pas faire ou ce qu’on ne sait pas encore faire, et ce qu’on ne pourra pas faire.

Le temps de développement d’un produit prend également du temps. Et durant ce laps de temps, vous ne vendez rien. Pas de vente, pas de rentrées d’argent. Ce moment-là est à prendre en considération. Ensuite, une fois le produit réalisé ou fini, il faut pouvoir le vendre.

Vendre… vendre… vendre… vendre…

Et ce n’est pas un exercice facile de vendre son produit. Pourquoi ?

  • Premièrement, nous sommes tellement convaincus que ce nous proposons est génial que l’on a plus de recul. Nous sommes dans l’illusion d’évidence que ça va forcément se vendre. On ne comprend pas pourquoi les gens ne voient pas qu’ils ont besoin de notre produit. Il faut expliquer, adapter son langage, se mettre à la place des gens.
  • Deuxièmement, nous avons un lien émotionnel avec notre produit, notre service ou notre prestation. On a passé des heures, des nuits entières, parfois des années de formation pour arriver à cet aboutissement… Et à chaque refus, on peut le prendre comme un rejet de nous-mêmes. Il ne faut pas le prendre personnellement… mais ça se travaille. Certains y arrivent avec le temps, d’autres le gèrent mieux alors que d’autres encore y sont très, voir trop sensibles. Pour ces derniers, déléguer la partie commerciale ou trouver des solutions de web marketing peut être une solution.
  • Dans le même registre, et surtout pour les professionnels prestataires de services ou en libéral, leur prestation est la continuité d’eux-mêmes. Ils ne vendent pas d’objets, mais ils vendent leur expertise, leur conseil. Savoir se vendre n’est pas évident. On cherche l’équilibre entre mettre en avant ses compétences, mais pas sa personne. Ça aussi ça s’apprend. Je vous encourage également à faire valider vos offres de prestations par des personnes extérieures et objectives qui vous aideront à les rédiger en utilisant les termes les plus adaptés et qui mettront en avant vos actions et vos résultats de façon concrète.

Donc, une bonne idée ne suffit pas, il faut savoir la développer, la tester, l’adapter et la vendre. Et si on a la clairvoyance qu’on n’arrivera pas à la vendre nous-mêmes, il faudra chercher d’autres solutions : déléguer la vente, ou chercher des associés qui se chargeront de cela.

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