#11 : Souffrances au travail : les bonnes et les mauvaises…

Souffrances au travailLe titre peut vous étonner, mais oui. La souffrance au travail se déploie dans différentes dimensions. Il y a les souffrances qui nous élèvent et qui nous révèlent, et celles qui nous détruisent.

Ce podcast vous aidera à les identifier.

Durée d’écoute : 6’31

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Version texte : Souffrances au travail, les bonnes et les mauvaises

La souffrance au travail. Comment l’identifier ou les identifier ? En effet, il y a plusieurs types de souffrance, et toutes ne sont pas forcément mauvaises. Nous allons également voir les signes d’alertes de la mauvaise souffrance.

Voici une citation de Tom Marshall que j’aime beaucoup :

« Si nous refusons la douleur et la peine de l’exercice physique, nous aurons à supporter la douleur et la peine d’un corps faible et maladif. Si nous évitons la peine de l’étude, nous finirons par souffrir de la peine de l’ignorance. Si nous évitons la peine de construire des relations, nous connaîtrons la peine de la solitude. Si nous n’acceptons pas la douleur de la discipline, nous connaîtrons la douleur de l’échec ». Tom Marshall

Les différentes dimensions de la souffrance

La première dimension de la souffrance que je vais aborder est celle-ci. Celle qui se compare à l’effort, à la persévérance et à la discipline. La notion même de travail implique l’effort. Je vois souvent la citation de Confucius se balader sur les réseaux sociaux : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie. »

Cette citation est bien cool, mais elle n’est pas complète. Tout travail demande des efforts, ne serait ce que pour se développer. Et si on pense aux personnes qui vivent de leur passion comme des musiciens ou des sportifs de haut niveau, derrière leurs talents, il y a des heures et des heures d’entraînement. Il y a des ampoules aux doigts, aux pieds, des muscles contractés. Dans tous types de travail il y a aura des efforts, de la persévérance et de la discipline. C’est une bonne forme de souffrance.

Tout comme la souffrance liée au sport, c’est une forme de souffrance qui va muscler votre caractère et votre endurance professionnelle – mais aussi votre mentalité. C’est une souffrance qui aide à vous révéler. Révéler tout ce que vous êtes capables de faire et de donner. Ce n’est pas une souffrance à éviter, sinon, les conséquences seront l’échec, la stagnation ou encore un stress causé par une mauvaise discipline.

Le « fail » du développement personnel

Les excès de « développement personnel » qui promettent du succès et des paillettes ont pour conséquences que beaucoup de personnes cherchent uniquement un « job-loisirs », un « job-fun ». Les ados veulent être YouTubeurs. Ils ne savent pas encore ce qu’ils veulent aborder sur leur chaine, mais ils veulent être YouTubeurs parce que c’est cool !

Souffrir par compassion

La deuxième dimension de la souffrance que je souhaite aborder est celle qui peut se superposer à la compassion. Cette souffrance que vous ressentez est une souffrance liée à une cause ou un public que vous portez. Une cause dont la condition actuelle vous pousse à l’action, vous pousse à agir. Dans le mot compassion, il y a le mot passion. Cette compassion ressentie peut se transformer en quelque chose qui vous anime autant que si c’était une passion. Là aussi, ce n’est pas une souffrance à ignorer.

Cette souffrance peut aussi vous éclairer sur votre mission de vie. Par contre, ça ne se limite pas à la dimension professionnelle. Ca va au delà. C’est à dire que même si vous n’êtes pas payé pour ça, vous allez continuer à soutenir cette cause. Pour d’autres, c’est peut être préférable de ne pas impliquer votre activité professionnelle à cette compassion à cause de votre sensibilité qui n’est pas encore canalisée. C’est une souffrance à prendre en compte dans le sens « Mais qu’est-ce que je fais de ça ? » ou « comment dois-je agir ? » – cependant, ce n’est pas forcément professionnel. Ca peut être juste lié à votre mode de vie, alors que pour d’autres, ça sera plus de l’ordre vocationnel.

La souffrance destructrice…

Enfin, la 3ème dimension de la souffrance que je souhaite aborder, est celle qui n’est pas bonne. La souffrance qui ne vous élève pas – celle qui ne vous voit pas dans le futur. Dans un contexte professionnel, vous pouvez souffrir parce que votre rapport avec votre travail n’est pas bon. Donc c’est vous et votre travail. Mais vous pouvez également souffrir à cause des conditions de travail. Par exemple, un dysfonctionnement hiérarchique ou managérial (donc un facteur humain), soit un environnement professionnel physique qui vous met en danger.

La souffrance physique

La souffrance physique inclue la pénibilité physiquement ressentie, un épuisement physique qui va bien au delà de la fatigue classique. C’est un thème large à aborder et lourd également. Je ne vais pas donner 150 exemples car je pense que vous voyez bien de quoi on parle.

L’autre type de souffrance qui n’est pas bonne est celle liée aux dimensions humaines du travail : liée par exemple au management, à la hiérarchie. Ou encore le harcèlement, l’humiliation, l’injustice, l’exploitation,…

Le signal d’alarme

Il y a souffrance quand ce n’est pas juste votre travail qui est atteint mais votre personne, vous-même. Quand vous vous sentez oppressé, abaissé. Cette souffrance a pour conséquence que le plus mauvais de vous-même, hélas, ressort. C’est un état qui vous empêche de vous voir dans le futur. Si vous êtes dans ces conditions là, c’est le signal d’alarme pour vous sortir de là. Envisagez différentes solutions : changement de poste, changement de département, changement de boulot. Si vous vous sentez coincés, ne restez surtout pas seuls et demandez de l’aide à quelqu’un de confiant et surtout de bienveillant. Par exemple, un proche qui viendra régulièrement vous demander où vous en êtes dans vos démarches et qui saura vous aiguiller vers les professionnels ou les démarches juridiques adaptés.

En espérant que cet article vous aidera à identifier les bonnes souffrances qui vous élèvent et qui collaborent avec vous et les mauvaises qui vous sont néfastes et qui sont contre vous. Merci de partager cet article aux personnes qui ont en besoin.

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